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Volvo Ocean Race
À la chasse au gros minou…
La guerre du Pacifique sud fait rage dans la Volvo Ocean Race. Parti de Qingdao le jour de la Saint-Valentin, les VO70 dévalent plein sud en direction des 40ièmes rugissants où ils mettront ensuite le clignotant vers la gauche en direction de Rio de Janeiro. Au passage des Îles Fidji, la flotte s’est scindée en deux, donnant de ce fait une légère avance de 16 milles nautiques à L’équipe Puma.
Pour prendre le haut du classement, le skipper Ken Read et ses hommes ont cependant dû multiplier les empannages pour passer l’archipel avec au surplus, l’obligation de contrôler les enragés de Telefonica Blue revenus au contact à la faveur du passage du Pot-au-noir.
Comme on le sait, l’équipe dirigée par le skipper Bouwe Bekking avait dû retourner à quai pour réparer la quille du coursier endommagée lors du départ. Depuis son retour en course, les Blues cravachent pour revenir sur le peloton. Muni d’une nouvelle paire de safrans, ils sont maintenant troisième derrière Ericson 4 et à seulement 28 petits milles du leader. C’est donc tout un duel qui s’annonce lorsque les vents donneront aux marins le plaisir d’engager le levier de vitesses sur la surmultiplié dans des allures plus débridées. Le grand sud devrait commencer à se faire sentir dans sa forme plus sauvage d’ici une centaine d’heures environ.
La Volvo dans le grand Sud
La Volvo Ocean Race a reprit la route pour une cinquième étape qui mène depuis quelques jours, les coureurs de Qingdao en République populaire de Chine à Rio de Janeiro au Brésil. Cette étape est la plus longue de toutes. Elle compte environ 12 300 milles nautiques.
Le gros du peloton progresse présentement plein sud à 16 nœuds de moyenne, vent de travers dans une mer offrant des surfs à plus de 18 et 20 nœuds. Il est localisé à plus ou moins 100 milles nautiques au nord des îles Salomon.
Ericson 4 mène présentement, suivit de Puma à 55 milles derrière. L’élastique s’étire ensuite sur plus de 88 milles avant de retrouver Ericson 3. Pour ceux qui s’interrogent sur le sort de Telefonica Blue, mentionnons qu’il a dû retourner à quai quelques minutes seulement après le départ en raison d’un contact ayant endommagé sa quille. Il a repris sa route depuis et accuse 269 milles de retard sur le leader.
À noter que, suite à l’étape précédente, deux VO70 ont subit des dommages structurels au point de devoir déclarer forfait sur ce cinquième duel océanique. Il s’agit de Telefonica Black et de l’ancien ABN Amro One rebaptisé Delta Loyd. Les concurrents ne sont donc plus que cinq à franchir le grand sud en direction du Cap Horn.
Au classement général, Ericson 4 domine toujours suivit par Telefonica Blue et Ericson 3.
Violent coup de chien sur la Volvo.

crédit photo: Gabriele Olivo/Telefonica Blue/Volvo Ocean Race
Puma a vu sa bôme être cassée, Telefonica Black a abandonné la course en raison de très inquiétantes fissures apparu sur sa coque. Green Dragon a aussi des problèmes structurels. Quant à Delta Loyds, son rail est endommagé, sa grand-voile est déchirée et il a demandé assistance car l’une de ses deux barres-roue est bloquée.
Point positif de l’affaire, bien qu’ils en aient bavé comme jamais, on ne dénombre aucun marin blessé dans cette hécatombe.
Côté course, Telefonica Blue en a profité pour prendre la poudre d’escampette et creuser un écart de 65 milles nautiques sur ses deux poursuivants, en l’occurrence les soeurs Ericson 3 et 4. Il faut dire que des tempêtes, Bouwe Bekking en a vu d’autres. Avec Torben Grael, il est de loin le plus expérimenté de la flotte en ce domaine. Premier à s’engager dans le détroit de Luzon en dépit du mauvais temps, Telefonica blue prend maintenant une sérieuse option sur la victoire d’étape.










