
Crédit photo: Dave Kneale/Volvo Ocean Race
L’équipe Éricson 4 a remporté cette semaine la 8ième étape de la Volvo Ocean Race. L’épreuve de 1250 milles nautiques, débutait à Galway en Irlande pour se terminer à Marstrand en Suède, pays d’origine du groupe Volvo. C’est la troisième victoire de suite sur des étapes longues pour l’équipe du skipper Torben Grael.
L’équipe d’Ericsson 4 creuse ainsi l’écart sur son nouveau dauphin Puma qui a maintenant doublé Telefonica Blue en 2ième place. Les américains ont en effet réussit ce tour de force en remportant l’inport race de Galway et en terminant 2ième à seulement 7 minutes du gagnant.
Mentionnons que malgré cela, l’atmosphère n’est pas des plus reposantes chez Puma. Depuis le début de ce tour du monde, l’équipe américaine accumule les contre-performances, n’ayant signé sa première victoire que lors de l’inport race de Galway. Résultat, le chef de quart français Sidney Gavinet s’est fait montré le chemin de la sortie et n’a pas pris part à l’étape entre Boston et Galway.
Il s’agit là d’une façon comme une autre de brasser la soupe, même si ce n’est pas ce qui la rend nécessairement meilleure. D’autres changements sont néanmoins à prévoir une fois ce tour du monde terminé. On sait que les américains sont des gens qui ont horreur de perdre. Ils avaient misé beaucoup sur la présence de Ken Read et d’une équipe qu’ils croyaient cabpable de remporter la victoire. Mais force est d’admettre que le bilan de ce tour du monde est pour le moins décevant. Puma ne revendique aucune victoire d’étape. Ça se passe de commentaire…
Chez Telefonica Blue où les attentes étaient aussi très grandes, la maigre 4ième place tout juste derrière Green Dragon est une autre déception qui fait très mal. Il semble que cette équipe n’a jamais pu se ressaisir depuis la déveine qu’elle a vécue lors de la traversée du Pacifique. On se rappellera qu’alors qu’elle occupait la première place loin devant ses poursuivants, le bateau bleu et blanc avait subit une avarie à un étai, mettant fin aux espoirs de finir cette étape crucial sur le podium.
À moins d’une catastrophe, rien ne peut dorénavant arrêter Ericsson 4 qui dispose d’une avance de plus de 15 points. Il reste maintenant deux étapes à cette édition de la Volvo Ocean race, soient celles de Götborg vers Stöckolm et puis de Stöckolm vers St-Petersbourg.

Crédit photo: Rick Tomlinson/Volvo Ocean Race
La Volvo ocean race a complété son étape nord-américaine par une traverse à toute pompe vers l’Irlande. Une étape difficile en raison des conditions météo et d’une mer assez cassante par moment. Au finish, c’est Ericsson 4 a eu gain de cause, terminant la traversée en seulement 7 jours 10 heures et 33 minutes. Et n’eut été de la zone d’exclusion qui rallongeait le parcours en raison des glaces, les temps auraient pu être encore meilleurs.
On retiendra une fois de plus la domination d’Ericsson 4 qui était pourtant 3ième lors du passage du Waypoint de St-Jean. Que s’est-il passé par la suite ? Trois bateaux beaucoup plus au sud ont franchit le point de passage en retard mais se sont immédiatement accaparé des positions de tête. Dans la descente plein sud pour contourner la zone d’exclusion, ce sont les premiers qui ont empanné qui ont gagné leur paris. Telefonica blue a tardé et s’est retrouvé 4ième. Il s’agit d’une deuxième erreur de routage difficilement compréhensible pour l’équipe de Bouwe Bekking. Celle-ci a coûté très chère au bateau bleu qui n’a jamais pu revenir par la suite.
Interviewé un peu plus tôt aujourd’hui, Bouwe Bekking et son adversaire chez Puma racing Ken Read ne se faisaient plus trop d’illusion sur les chances qu’ont leurs équipes de revenir sur les meneurs Ericsson 3. Avec maintenant 14.5 points de retard sur le leader, l’équipage de Telefonica blue devra désormais se concentrer pour garder dans son sillage les hommes de Ken Read qui sont de plus en plus menaçants. Seulement 1.5 point sépare les deux équipes et Puma pourrait ravir le titre de deuxième dès la prochaine inport race qui se tiendra pas plus tard que le Week-End prochain à Galway.

La flotte de la Volvo Ocean race a repris la mer depuis maintenant plus de 24 heures. Le départ de Boston s’est effectué dans le Brouillard. Les VO70 progressent en ce moment au vent de travers entre 10 et 15 noeuds. Les concurrents devront d’ici quelques heures, empanner afin de contourner la zone d’exclusion en raison des glaces. Il seront alors forcés de naviguer au près et feront face à des conditions de vent oscillant autour du 20 à 25 noeuds.
Il s’agit d’une étape courte mais intense. Elle se déroule dans des conditions presque hivernales. L’Atlantique nord est, en effet, glacial à ce moment-ci de l’année. Il offre fréquemment des conditions de pluie ou de brouillard rendant la navigation aussi humide que stressante. Les courriels reçus jusqu’à maintenant témoignent d’ailleurs de cet état de faits. Il semble qu’après moins de 24 heures en mer, les coureurs encaissent déjà les inconvénients du froid et de l’humidité. l’Étape de 2550 milles nautiques s’annonce donc pour être des plus inconfortable.
Pour l’instant, à l’approche de la première barrière de pointage, les écart sont minimes entre les quatre premiers concurrents. Le peloton de tête est composé de quatre bateaux naviguant dans un mouchoir de poche. Puma dominait légèrement suivit de Telefonica blue à 1 milles, d’Ericson 4 à 2 milles et Ericson 3 à trois milles du leader. Les autres ne sont pas très loin non plus. Green Dragon ferme la marche à seulement 35 milles du leader. Comme ils sont décalé d’environ 75 milles au sud et que la flotte devra obliquer dans cette direction, les écarts vont vraisemblablement se resserrer et la flotte se regrouper.
Par ailleurs, Les autorités de la Volvo Ocean Race ont annoncé la remise d’un trophée qui portera le nom de Hans Horrevoets. On se rappellera que Hans Horrevoets avait tragiquement perdu la vie en faisant une chute à la mer lors de l’édition 2005-2006 de la Volvo Ocean Race. Le trophée offert par les skippers participant sera remis à la meilleure recrue. Un bel hommage pleinement mérité pour Hans Horrevoets, ce marin dont la disparition est une plaie encore ouverte pour plusieurs.





