Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la course au large est un monde contenant son lot de cruautés. Et curieusement, on dirait que cela vient plus souvent des casses que des gens qui vivent dans ce domaine. Beaucoup de coureurs et certains parmi les meilleurs ont parfois vu les résultats de plusieurs années de travail être réduit à néant en un seul instant. Parlez-en à Roland Jourdain qui, par exemple, a vu ses deux derniers tours du monde être stoppés par des bris majeurs.
La « chance » (si on peut l’appeler ainsi) dans tout ça, c’est que la déveine de notre équipe québécoise soit survenue à l’entrainement. Le mât brisé est donc assuré. En effet, il aurait été fâcheux et même très inquiétant qu’une telle chose se produise en course au beau milieu de l’Atlantique…
À québec malgré tout!
En terminant, je pense à Éric Tabardel que j’ai vu la broue dans le toupet l’hiver dernier dans son usine désaffectée de la rue Cabot à Montréal. Et à l’instar de Jean Lemire, je ne peux m’empêcher d’avoir le cœur très gros. Je sais que cette équipe vit des moments épouvantables. J’ignore de quoi seront fait les prochains mois, mais j’espère du fond du cœur qu’elle trouvera les ressources pour se relever. Car je suis fort bien placé pour dire jusqu’à quel point ces gars-là mérite notre appui et notre admiration.
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