La valse-hésitation de Robert Patenaude et Philippe Laville aura coûté cher. Optant pour une solution mi-figue, mi-raisin, les deux marins sont maintenant à presque à 200 milles du leader Vento di Sardaigna du skipper Andrea Mura. Ce dernier a franchi un cap psychologique important hier et navigue dorénavant à moins de 2000 milles de l’arrivée.
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Au nord ou au sud? La réponse est maintenant connue. Le nord a fourni des conditions de vents beaucoup plus favorables et permis aux Italiens de creuser un écart considérable sur les poursuivants québécois. Robert Patenaude et Philippe Laville n’ont pas voulu jouer le livre. Ils ont choisi de rester près de la route directe avec le résultat que l’on connaît maintenant.
Mais tout n’est pas perdu loin de là. La course est longue et les systèmes météo devant sont très incertains. D’ailleurs, depuis le début de cette course que les fichiers sont comme des boîtes à surprise. Certes le duo québécois est contraint au « hockey de rattrapage » mais nous ne sommes qu’au début de la deuxième période et la rondelle peut encore se mettre soudainement à rouler du bon côté.
De plus, on n’est pas plus certains de ce qui s’en vient qu’on ne l’était il y a 48 ou 72 heures. Finalement, les deux Québécois occupent encore le deuxième rang au compensé. Et bien entendu, il importe de mentionner qu’ils ne font pas une mauvaise course pour autant, loin de là. C’est un cliché de le dire, mais on ne parlerait pas de ce fichu retard si leur coup avait marché.
Il faut également tenir compte que le Belge Michel Kleijans roule avec un Kiwi 40 de dernière génération flambant neuf. Depuis le début de la course que le Roaring Forty II chauffe le fessier des Italiens qui eux, navigue sur un 50 pieds. C’est dire toute l’évolution de ces machines dont les nouvelles unités peuvent aujourd’hui tenir tête à des voiliers plus gros qui constituaient jadis des puissances sur les circuits de course au large.
Tout cela augure bien pour la Transat Québec Saint-Malo où l’on retrouvera un combat royal entre les unités les plus récentes, soit le Kiwi 40, le Mach 40, l’Akilaria 40 et le Pogo 40S2. Ce sera la première course où tous ces bateaux de dernière génération seront présents sur la ligne de départ. Le Kiwi 40 était absent de la Solidaire du Chocolat, faut-il rappeler.
N’oubliez pas de donner généreusement à l’IRIC.
C’est pour cette raison que nos compatriotes sont en mer.
Sur la carte qui suit, Persévérance II est orange et entouré de blanc au centre de la carte.
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