Une des difficultés majeures de ce parcours est bien entendue la pléiade de microclimats qui font en sorte que l’équipage est constamment à la manœuvre. En quelques heures, on peut passer d’une mer d’huile à un océan agité, de vents refusant à des calmes complets. C’est exactement ce que vivent Georges et son équipe. Ils multiplient les changements de voilure et malgré cela, parfois, rien n’y fait.
Quand un marin veut battre un record, en règle général, il attend une fenêtre météo favorable. Mais ici, cette démarche est totalement inutile. Voilà donc ce qui fait du voyage de Georges et son équipe, un véritable casse-tête. «Le vent change de direction entre le moment où vous êtes à la table à carte et celui où vous montez l’escalier pour vous rendre sur le pont ajuster les voiles» ironisait Georges au téléphone avant hier.
L’équipe du Océan tente présentement de rejoindre le waypoint de la Pointe-des-monts pour ensuite empaner avant que le vent d’ouest ne s’établisse sur le fleuve. Il paraîtrait que Gilles Vigneault leur a envoyé la main de la pointe de Natahquan mais il s’agit là d’une information qui demeure à vérifier…!!! Ah les rigolos!
Le bateau fait route à travers de nombreux souffles de baleines. Une vieille légende amérindienne veut que recevoir un de ces souffles au visage fasse rajeunir de deux ans. Entre vous et moi, l’équipage en aurait bien besoin car quand les courriels arrivent en retard, on sent bien que la fatigue commence à faire son œuvre.
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