
Photo: archives
C’est connu que Georges Leblanc ne passe pas son hiver à Hiberner. Néanmoins, à l’instar des marmottes, on peut le voir se pointer le nez assez régulièrement hors du cockpit de son bateau. Mais s’il est une analogie qui puisse être faite entre un animal et Georges Leblanc, C’est plutôt du castor dont il sera question. Car le skipper de Lévis s’est rempli un cahier de charge qui de son propre aveu, ne pourra vraisemblablement pas être terminé complètement avant la mise à l’eau de son VO60 prévue pour le premier mai. Et avec le tirant d’eau nécessaire pour permettre au voilier de retrouver son élément, il n’y a pas une minute à perdre. La marée n’attendra pas.
Encore cette année, le voilier traversera le fleuve pour s’amarrer au Bassin Louise. Il n’y a pas assez d’eau au Parc Nautique de Lévis pour semblable bateau. Le bébé de Georges a besoin de plus de 14 pieds de liquide pour être assuré de ne pas talonner. Voilà pourquoi c’est le blitz pour Georges Leblanc. Pas question de traverser le bazar du côté nord du fleuve. Son conteneur est sur la rive sud. Une boîte pleine de voiles, de pièces et d’outils. Traverser ça coûterait une fortune. Il faut donc en faire le plus possible pendant que le voilier est encore en chantier.
Hormis les appendices qui ont été réparés de leurs légères balafres, il reste la pose d’un bon antifouling sur la carène. Les partenaires doivent aussi être visibles sur le bateau dès sa mise à l’eau. Il faut donc enlever les vieux autocollants pour y apposer les nouveaux. Mine de rien, il faut quand même le faire et prendre le temps qu’il faut pour ça…
Le plan de pont est aussi revu pour permettre de performer en équipage réduit. Les 35 voiles doivent être évaluées. Les meilleures seront retenues. D’autres seront ajustées pour être fixées avec des mousquetons sur le bas étai qui n’existe pas encore mais que Georges compte ajouter bientôt. Au total, 10 voiles seront retenues pour la configuration de course. Les autres serviront pour les entraînements.
Des batteries seront installées, avec en prime, une nouvelle génératrice. Le joint torique de l’un des ballasts doit aussi être remplacé. Du côté de l’électronique, une station de navigation sera installée sur chacune des barres-roue. Un AIS sera aussi installé dans les prochains jours.
À l’intérieur, Georges Leblanc a d’ores et déjà réaménagé sa cuisine et son bloc sanitaire pour plus de confort et de commodités. Taquets, cordages et safetyline de winch sont aussi à réparer ou à changer. On a aussi entendu des rumeurs qui veulent qu’un bout dehors finisse par garnir l’étrave…
Georges Leblanc a maintenant plus de 8000 milles nautiques de route au compteur avec ce bateau. Il a passé l’année 2009 à étudier le comportement du voilier. En 2010, il ne cache pas qu’il veut le pousser un peu plus et performer. Inscrit à la Route Halifax-Saint-Pierre et Miquelon, l’équipe de Voile Océanique de Georges Leblanc aura des adversaires de tailles. Derek Hatfield et son Spirit of Canada seront là. Il sera intéressant de voir qui des anglais ou des français gagnera cette bataille des Maritime dans ce retour sur les traces de l’explorateur Jean Cabot…
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