Voile En Ligne 2017-03-30 @ 20:26:40 -04:00 UTC
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Vendée Globe: Dick, Eliès, LeCam et les autres…

Le Hongrois Nandor Fa va retrancher plus de 33 jours à son temps de course de 1993.

Le Hongrois Nandor Fa va retrancher plus de 33 jours à son temps de course de 1993.

La leçon portera-t-elle? Deux choses sont à retenir de l’édition 2016-2017 du Vendée Globe. La première c’est que les foils ont eu un rôle déterminant et qu’ils ont contribué de manière significative à accroître les performances des bateaux avec pas moins de 4 unités qui en étaient pourvues et qui ont pris les quatre premières places.

La deuxième, c’est que ce sont des vétérans qui ont terminé les premiers. Les recrues Lagravière et Meilhat ont certes bien fait. Mais il leur manquait cette petite dose d’expérience pouvant faire la différence et ce, même s’ils disposaient de bateaux capable de rivaliser fortement avec les premiers.

Évidemment, on ne peut pas laisser de côté le facteur chance qui fait en sorte que certains prennent une fortune de mer en pleine poire alors que d’autres se faufilent à travers les goûtes de pluie. Mais ça, ça fait partie intégrante du sport tout comme les innombrables erreurs des arbitres au hockey. Dame Nature fait parfois de bien drôles d’interprétations des règlements.  Mais ils faut bien vivre avec. On n’a pas trop le choix.

Si le nom des premiers arrivés fait peu de surprise, il en est toutefois autrement de ceux qui compléteront le top 10 de cette huitième édition du Vendée Globe. Celui de Louis Burton au premier chef, constitue une des plus belles surprise de la course en terminant avec un temps en-deçà des 88 jours. C’est une performance digne de mention. Et si la tendance se maintien, on verra le Hongrois Nandor Fa accrocher la huitième place à son tableau de chasse. Or, qui parmi nous auraient mis ne serait-ce qu’un vieux deux sur Spirit of Hungary après les 110 jours que Fa et Coleman avaient pris pour finir la Barcelona World Race 2015 et le triste abandon dans la Transat Jacques Vabre qui a suivi? Le vétéran de 63 ans va finir bien en dedans des 100 jours de course. Ça tournera autour des 95 jours. Il retranchera plus de 33 jours à son temps de 1993. C’est pas un coup de ciseau. C’est la scie mécanique. Même Pierre-Yves Lautrou doit être confondu.

Qui connaissait le nom d’Éric Bellion avant le départ du Vendée Globe? On connaissait à tout le moins son bateau, l’ancien DCNS de Marc Thiercelin qui a aussi servi de plateau de tournage pour le film En Solitaire avec François Cluzet et notamment la belle et pétillante actrice Québécoise Karine Vanasse. On savait que ce bateau-là était une très bonne monture, Mais de là à penser que le plan Finot-Conq et son skipper allaient caracoler  au 9ième rang du Vendée Globe de cette année…

En dépit du fait qu'il a dû se taper un très gros sandwich aux ennuis, Conrad Coleman a fait une course des plus brillantes.

En dépit du fait qu’il a dû se taper un très gros sandwich aux ennuis, Conrad Coleman a fait une course des plus brillantes.

Conrad Coleman prouve encore qu’il est dans une classe à part. La seule malchance qui ne lui est pas arrivée durant ce tour du monde c’est le ciel qui ne lui est pas tombé sur la tête. Départ à l’abattée, court-circuit dans le bateau, problème d’électronique qui s’en est suivi et même un début d’incendie. Que demander de plus comme emmerdement? Et pourtant, le Golden-Kiwi va vraisemblablement se payer le luxe de finir dans le top 10 de cette édition du Vendée Globe. Sincèrement, je pense que nos cousins Français peuvent se compter chanceux que Coleman ne navigue pas sur une unité de dernière génération. S’il est un gars qui peut leur ravir le Saint-Graal de la course au large c’est bien Coleman. Et je me demande bien ce que les hommes d’affaire de la Nouvelle-Zélande attendent pour mettre lles biffetons qu’il faut afin que Coleman exploite enfin son talent au maximum de ses capacités. On s’entend pour dire que Forsight Natural Energy est sans doute un très bon bateau. Mais le plan brésilien Lavranos-Artech qui est l’ancien Maisonneuve de Jean-Baptiste DeJeanty est loin d’être une monture de type « king-pin ».

Et puis il y a celles et ceux qui veulent terminer le Vendée Globe et vivre l’émouvante émotion de remonter le chenal des Sables d’Olonne devant le public, les amis et la famille. Et c’est là un objectif personnel qui se défend. Nous aurions certes aimé et souhaiter voir certains mettre un peu plus l’accélérateur au plancher. Mais on se contentera de les voir arriver aux Sables d’Olonne avec joie, les sanctionnant des honneurs bien mérités. On ne fait pas dans la flagornerie. C’est plutôt qu’il serait tout simplement mal venu de critiquer des gars qui ont fait tant d’efforts pour réaliser ce qui demeure d’abord et avant tout, un exploit extraordinaire.

 

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